Qualité du travail et bien-être des salariés en baisse

Qualité du travail et bien-être des salariés en baisse

La crise sanitaire était bien évidemment au centre des débats à l’occasion de la présentation, ce mercredi, de l’évolution de la qualité du travail au Luxembourg, mesurée par le Quality of Work index de la Chambre des salariés (CSL). Ces résultats sont issus d’une enquête réalisée entre juin et septembre 2020 auprès de 2 364 personnes (résidents et salariés), à travers des questionnaires mais également des entrevues téléphoniques.

«La crise a eu un impact majeur et particulièrement négatif sur le bien-être des salariés mais aussi sur leur façon de travailler. 49% des personnes interrogées estiment que la crise du coronavirus a fortement ou très fortement affecté leur situation professionnelle», a souligné David Büchel, psychologue du travail et conseiller de direction au sein de la Chambre des salariés.

L’indice global de qualité de travail a significativement baissé par rapport à 2019 (53,5 points contre 55,4) et notamment chez les plus jeunes salariés (16-24 ans), les conducteurs d’installation, les monteurs, les professions élémentaires ainsi que chez les travailleurs à temps partiel. Si le mobbing reste stable, la difficulté émotionnelle du travail est en hausse de 15% (56,2 points en 2020 contre 48,7 points en 2019).

Télétravail, chômage partiel…

La crise a eu également des effets négatifs sur la coopération entre collègues, la codécision et l’autonomie sur le lieu de travail, la satisfaction du revenu, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, et la sécurité de l’emploi. « Il en résulte une diminution du bien-être général, une moindre satisfaction et motivation au travail».

La crise sanitaire a par ailleurs changé les façons de travailler puisqu’elle a généré un recours massif au télétravail pour certaines catégories de travailleurs, le recours au chômage partiel pour d’autres ou encore le travail sur le terrain. Une situation qui s’est traduite par deux visages du monde du travail: un télétravail sans perte de salaire mais au prix d’un niveau de stress et d’un déséquilibre entre la vie privée et professionnelle; un travail sur le terrain dans des conditions plus pénibles qu’à l’accoutumée et une exposition plus grande aux risques d’exposition au virus.

L’étude met ainsi en exergue la baisse générale de la santé mentale des salariés avec un risque de dépression accru. La part de participants à l’enquête présentant un risque élevé de dépression est passée de 8% en 2019 à 11% en 2020. Un travailleur sur trois présente un risque de dépression. Pour Nora Back, la présidente de la CSL, la troisième vague sera mentale. «Le gouvernement doit tout mettre en œuvre pour la contrer en renforçant le dépistage, la surveillance et les aides pour traiter les troubles psychologiques».

(Gaël Padiou/L’essentiel)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur [email protected] Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

Source link

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*