Dépendante du tourisme, l’économie portugaise ébranlée par la pandémie de Covid-19 | zimo news

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Le coup est rude, mais il assure à ses proches que tout va bien. « Vraiment, oui : je vais tourner la page. » Il y a quelques semaines, Bruno Gomes a vendu la Jeep avec laquelle sa petite entreprise de tourisme organisait des tours dans Lisbonne. Noire, décorée de quelques motifs blancs, elle était sa mascotte : c’est à son volant qu’il avait démarré son activité, en 2010, au cœur de la crise des dettes, après avoir perdu son emploi de designer. « Dans la foulée, le tourisme a explosé : nous avons recruté des guides, ouvert une antenne à Porto, ce furent de belles années », raconte-t-il.

Dans le quartier de l’Alfama, à Lisbonne, les rues sont presque désertes, le 21 janvier.

La pandémie de Covid-19 a mis un coup d’arrêt brutal à son aventure. Lors du premier confinement, en mars 2020, lui et ses cinq salariés ont vu les réservations s’effondrer. « Une catastrophe : les touristes se sont évaporés. » L’équipe a tenu jusqu’à l’automne, avant de se résoudre à mettre l’entreprise en pause. Bruno, lui, a fait ses bagages pour les Açores. Pour passer à autre chose, avec des petits boulots. Il espère malgré tout pouvoir remonter des tours pour les touristes sur cet archipel portugais dès que la situation sanitaire le permettra. « Tout recommencer, comme il y a dix ans : c’est comme ça. Je veux y croire. »

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En 2020, l’économie portugaise fut l’une des plus durement touchées en Europe par la pandémie, avec un produit intérieur brut (PIB) en recul de 9,3 %, selon les prévisions de la Commission européenne, contre − 7,4 % dans l’ensemble de l’Union européenne (UE). Si le pays s’est distingué par sa bonne maîtrise de la première vague, il fait face depuis quelques semaines à une résurgence vertigineuse des cas.

Rhétorique populiste

Confronté à la saturation des hôpitaux, le premier ministre socialiste, Antonio Costa, a reconfiné le pays et ses quelque 10 millions d’habitants, le 15 janvier, pour un mois au moins – seuls les commerces essentiels restent ouverts. « Dans ces conditions, il sera difficile d’éviter un nouveau plongeon de l’économie », estime Jésus Castillo, spécialiste du Portugal chez Natixis. L’année 2021 s’annonce plus difficile qu’anticipé il y a quelques semaines encore par le gouvernement.

Quarante-cinq ans après la fin de la dictature salazariste, l’extrême droite a fait son retour au Parlement, avec le parti d’André Ventura, Chega

Ce reconfinement a bousculé la campagne pour l’élection présidentielle du dimanche 24 janvier. Afin d’éviter les attroupements, les Portugais ont pu commencer à voter par anticipation dès le 17 janvier. A première vue, le scrutin s’annonce sans enjeu : amateur de selfies avec les passants, le président sortant de centre droit, Marcelo Rebelo de Sousa, aux fonctions représentatives, est assuré d’être réélu. Depuis quelques mois, un homme joue néanmoins les trouble-fêtes sur la scène politique portugaise, jusqu’ici épargnée par la vague populiste : André Ventura.

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